Qui est SoLo Cycles ?

logo-veloSoLo Cycles Electriques et de Ville est à l’origine un duo composé de Sophie PONANT et de Laurent FOURNIER, associés fondateurs et cogérants, tous deux handicapés physiques ayant suivi une reconversion professionnelle suite au handicap.

Comme notre nom le laisse entendre, nous avons choisi de nous spécialiser sur les vélos électriques…

L’entreprise a été créée en 2009 à l’issue de deux ans de gestation consacrés :

  • à une étude approfondie du marché du cycle urbain et en particulier des cycles à assistance électrique,
  • à la rencontre des fabricants et des importateurs et aux essais de plusieurs dizaines de modèles,
  • à la visite de magasins spécialisés dans différentes régions françaises,
  • au passage en formation pour adulte du Certificat de Qualification Professionnelle de technicien cycles délivré par le CNPC de Seyssins (Grenoble) qui était indispensable à l’exercice du métier
  • à la recherche de locaux adaptés aux activités de vente, de location courte durée et de réparation avec un atelier dédié en plein centre ville plutôt qu’excentrés dans une zone d’activités.

Cette recherche a finalement abouti à Montpellier au 4, rue Fournarié sur 130 m², à deux pas de la préfecture et de son parking (sortie Marché aux Fleurs).

Après quatre mois d’un important chantier de rénovation, une inauguration a eu lieu le 15 mai 2009 en présence de plus de 120 personnes, dont des élus.

Nos marques, logos et modèles sont protégés à l’INPI.

En veille permanente, notre gamme s´étend au fil de nos essais et de nos coups de cœur.

« Spécialistes de l’électrique urbain… »

En spécialistes de l’électrique urbain, nous complétons aussi régulièrement notre gamme d’accessoires en particulier dans la bagagerie : sacoches ordinateur, cartables à dossiers, sacs shopping, paniers marché, remorques etc…

Nous nous adressons à celles et ceux qui désirent ECONOMISER STRESS, TEMPS et CARBURANT en choisissant le vélo à assistance électrique comme principal moyen de locomotion.

Les bénéfices BIEN ETRE (fort agrément à l’utilisation, pas plus de transpiration qu’à la marche à pied) et SANTE (pratique quotidienne d’une activité physique douce) sont immédiats et importants pour les utilisateurs.

Nous accompagnons depuis 2009 un nombre en croissance soutenue de montpellieraines et montpellierains (50/50 : c’est la parité dans les VAE) dans ce choix responsable et raisonné.

Notre positionnement a considérablement évolué depuis nos débuts où nous étions persuadés du bien fondé de proposer une entrée, un milieu et un haut de gamme.

Ces évolutions se sont imposées à nous de par :

  • le retour d’expérience atelier (concerne 248 vélos à l’atelier + 46 vélos en maintenance sur site précisément pour notre 5ème exercice) : seuls les vélos de gamme supérieure sont aptes à remplir la mission de moyen de locomotion dans l’Agglo au long cours avec pour la plupart des utilisateurs un seul entretien complet par an.
  • la nette progression des cahiers des charges de clients qui se présentent de mieux en mieux informés et surtout en ayant déjà eu l’occasion de faire des essais (ou pour certains déjà une première expérience). La multiplication de ces VAE dans les rues et sur les pistes fait germer des idées que les évolutions importantes des systèmes d’assistance et des batteries depuis nos débuts rendent aujourd’hui sereinement réalisables. Le niveau de la demande en autonomie, confort, efficacité et équipements augmente chaque année.
  • le fait que nous nous intéressions au caractère durable de ces vélos et à la sérénité à l’utilisation au moins autant qu’à leurs performances pures et à leurs fiches techniques.

Suivant chaque année les formations techniques des constructeurs ou assembleurs, notre atelier est à la pointe du savoir-faire sur les derniers ensembles électriques et mécaniques. C’est incontournable en particulier au moment ou l’informatique prend une place importante dans ces systèmes (notre atelier autorise la visioconférence avec échange sécurisé de données pour permettre par exemple au SAV de Bosch en Allemagne de « prendre la main » sur le paramétrage du bloc moteur d’un vélo qui est à Montpellier). L’atelier est davantage organisé pour enchainer des maintenances globales de bon niveau que des maintenances partielles en dépannage minute.

Pour cet ensemble de raisons, nous avons commencé à délaisser l’entrée de gamme à partir de 2012 où une des conditions non négociables pour entrer dans notre sélection (d’indépendant) a été une garantie de 2 ans sur l’ensemble électrique (qui inclut donc la batterie) à laquelle certains n’ont pu répondre.

« Sur le plan des technologies… »

Sur le plan des technologies, les systèmes proportionnels et sans latence ont imposé leur supériorité sur les autres systèmes tant en agrément qu’en capacité de franchissement. Ils ont aussi évolué plus rapidement sous l’impulsion de trois acteurs majeurs autour desquels se structure l’industrie.

  • Panasonic depuis presque 15 ans
  • Bosch depuis 2011 (qui a bénéficié de très importantes aides du gouvernement allemand, clairvoyant et surtout rapide à considérer l’activité comme stratégique (*)
  • et depuis 2014, Shimano

Ces systèmes, plus complexes que les systèmes à détection de rotation du pédalier, sont plus chers mais procurent un agrément cycle d’un naturel incomparable et sécurisant dans le geste. La taille et le soutien stratégique apporté à ces trois acteurs incontournables sont aussi pour le client une garantie de suivi au long cours (pièces, renouvellement de batterie etc…).

(*) : Pour la France, on en reparle  »un jour » en  »comité de pilotage » autour d’une bonne table (parisienne de préférence). A noter que chez Bosch, on a délocalisé la production des moteurs de France en Pologne et qu’il a été constaté une nette amélioration de la qualité et de la régularité de la production en parallèle d’importantes économies sur les coûts. Haut les cœurs !

« Notre fourchette de prix… »

Notre fourchette de prix en 2009 allait de 900 à 2600€, tous systèmes confondus, se décale par conséquence de 2400 à 4000€, uniquement sur des systèmes à assistance proportionnelle.

On a vu depuis 2 ans apparaître des VAE à vocation sportive (route, VTT). Dans cette nouvelle catégorie exactement comme dans les cycles traditionnels, on trouve de plus en plus de produits très exclusifs. En VTT, un VAE de bon niveau pèsera entre 18 et 20 kg avec sa batterie pour un budget de 3000 à 3500€. Un haut de gamme tout suspendu de bon niveau pèsera entre 20 et 21 kg avec sa batterie pour un budget entre 3600 et 5300€.

Le pliant électrique léger est un mythe. On nous a proposé un modèle prodigieux sur le papier de 9 kg seulement qui est agréable sur du plat mais ne monte pas la rue de l’Université. C’est un faux produit génial qui n’a aucune place dans notre sélection.

« Pour 2015 et années suivantes… »

Pour 2015 et années suivantes, toutes les nouveautés que nous présenterons porteront sur des systèmes à assistance proportionnelle. Nous avons proposé jusqu’à 7 marques de cadres pour ensuite nous recentrer sur un nombre de marques plus restreint mais dans lesquelles on trouve TOUS les meilleurs ensembles électriques du moment ET une grande variété de configurations.

En veille permanente, nous arrêtons depuis 2013 l’essentiel de nos choix après le principal salon européen (Friedrichshafen / 2ème quinzaine d’août). Sur les petites séries (l’autrichien KTM ou l’allemand Cube par exemple), nous commençons à prendre les pré commandes fin septembre (les premiers modèles du millésime suivant arrivent autour de mi-novembre) parceque c’est une volonté pour ces constructeurs de ne pas gérer de stock et ne proposer que les derniers ensembles électriques.

SoLo Cycles Electriques et de Ville VAE VELO ELECTRIQUE MONTPELLIER PositionnementCette stratégie permet aussi d’éviter le stockage prolongé de batteries sans surveillance du niveau de charge (simple à gérer à l’échelle d’un magasin, très difficile en entrepôt et ingérable en container, ce que certains pas assimilé). Chez ces constructeurs de cycles de gamme supérieure et sur l’ensemble de leurs modèles, la demande est ET RESTERA pour ces raisons supérieure à l’offre. On peut éventuellement en ressentir une frustration mais on peut surtout en ressortir que c’est la seule manière pour eux de rester devant en proposant les meilleures configurations disponibles et donc pour leurs clients c’est l’assurance de bénéficier des meilleurs produits ET des dernières technologies. La logistique spécifique nécessitée par les VAE est aujourd’hui parfaitement rodée et maitrisée chez ces « petits » constructeurs là où des pachydermes de l’industrie ont encore du stock à écouler sur des modèles d’il y a deux ans.

« Sur le plan du territoire… »

montpellierSur le plan du territoire, la ville, le département et la région nous ont de plus déjà dotés d’une infrastructure de pistes conséquente et en pleine expansion. L’intérêt de favoriser les modes de transport doux, le vélo en particulier, ne fait plus question : c’est une nécessité, en particulier dans les agglomérations qui en même temps qu’une croissance démographique record connaissent une saturation de leurs réseaux routiers.

On nous demande toutes les semaines pourquoi il n’y a toujours pas d’aide à l’achat à Montpellier (nous sommes moins volontaires dans le sud que Marseille Métropole, Lyon Métropole, Toulouse Métropole, mais aussi moins volontaires que Sète (Agglomération du Bassin de Thau) ou Mende par exemple…). Nous sommes très tristes de faire la même simple réponse depuis 2009 : c’est à demander aux élus qui n’en ont pas encore eu la volonté puisque c’est en place autant dans de plus grandes que de plus modestes agglomérations depuis des années. C’est un paradoxe : la presque totalité de notre clientèle est constituée de particuliers « non aidés » (et pas forcément aisés) et trop rares sont les entreprises ou collectivités (éventuellement aidées : PDE, Ademe…).

L’aide fait complètement sens pour celui qui fait du VAE son principal moyen de locomotion dans l’Agglo quasiment toute l’année : la moyenne de kilométrage annuel de nos clients s’établit autour de 4200 km (identique hommes / femmes). Un gros rouleur peut dépasser les 10000 km par an (nous en comptons 7).
D’un côté ce type de kilométrage n’est pas réalisable sereinement et au long cours avec des cycles d’entrée de gamme.
D’un autre côté LES bénéfices de ces 4200 km par an sans voiture multiplié par le nombre d’utilisateurs sont très concrets pour la collectivité : suffisamment pour justifier d’une aide très concrète.

Très concrètement, on ne l’a toujours pas compris ici.

Une aide à l’achat se complète très avantageusement pour tous par une indemnité kilométrique vélo ou IKV. Les résultats de la grande expérimentation (une des 25 mesures du plan d’action pour les mobilités actives présenté en mars 2014) menée du 1er juin au 30 novembre 2014 sur une base de 8000 salariés répartis sur 18 entreprises volontaires sont suffisamment édifiants pour motiver les élus à la mise en place d’une généralisation rapide. En résumé, la part modale du vélo a simplement doublé. Les bénéfices (santé, économie, écologie) pour les collectivités sont en rapport.
C’est à nouveau une question de volonté.

Nous sommes fiers d’avoir remporté en 2011 deux marchés publics avec le Conseil Général de l’Hérault pour la fourniture d’un total de 28 vélos de service personnalisés à la fabrication à leurs couleurs. Nous avons par ailleurs développé un partenariat avec neuf entreprises de la région pour la fourniture d’un total de 46 VAE destinés à une utilisation professionnelle en multi-utilisateurs au quotidien avec une maintenance semestrielle.

« Nous accueillions les entreprises et collectivités sur rendez-vous… »

Nous accueillions les entreprises et collectivités sur rendez-vous en dehors des créneaux d’ouverture au public pour des études de cas personnalisées : nous les aidons à construire un cahier des charges complet du choix des vélos à leur exploitation et à leur maintenance, le cas échéant sur site. Les retours très faibles sur nos campagnes de découverte dans les grandes entreprises montpellieraines et la mise à l’écart de notre entreprise (entre autres) par le service de l’Agglo en charge des Plans de Déplacement d’Entreprise (PDE) pour favoriser honteusement une offre « d’un réseau ami » (éventuellement attributaire de marchés publics sur la base de critères irréguliers : nous disposons bien entendu de preuves écrites sur ces attributions irrégulières) nous a dissuadé d’aller plus avant vers les entreprises et les collectivités à travers ces réseaux pipés. Nous ne répondons plus aux appels d’offres de la Ville, de l’Agglo, du Département et ne sommes plus à disposition des collectivités qui vont réclamer jusqu’à quatre devis pour une seule opération et un seul vélo avec plusieurs configurations d’équipements possibles et finalement reporter le projet Sine Die.

Nous avons inversé l’approche. Nous ne collaborons désormais qu’à partir d’un premier rendez-vous dans nos locaux et nous attachons à synthétiser notre offre en un seul devis destiné à une organisation qui a « déjà » pris la décision de faire aboutir son projet dans les deux mois suivant le premier rendez-vous. Nous aurons alors de très sérieux arguments à avancer pour convaincre cette organisation de nous confier la réalisation et le suivi de son projet.

Depuis 2013, notre entreprise inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés de Montpellier l’est également à la Chambre des Métiers de l’Hérault avec la reconnaissance de qualification professionnelle afférente.

« Notre positionnement sur les parcs de VAE… »

Notre positionnement sur les parcs de VAE s’est naturellement affiné avec l’expérience.
Nous savons aujourd’hui que :

  • Ce n’est pas le nombre de vélos qui est déterminant dans le succès de l’implantation d’un parc de VAE : c’est la cohérence des choix, l’intégration du processus de mise en service, l’organisation de l’exploitation et l’organisation de la maintenance. C’est dans cet état d’esprit que notre société se propose d’accompagner ses clients entreprises et collectivités.
  • Si notre structure n’est aujourd’hui pas adaptée au suivi de parcs de VAE importants (>20 VAE), elle met depuis 2014 son expérience de spécialiste indépendant inscrit au Registre des Métiers à la disposition des entreprises et collectivités de manière inédite dans le cadre de missions de conseil (et dans ce cas ne fournit pas de vélos ni de maintenance) : en amont dans la préparation d’un cahier des charges, pendant le processus de décision pour départager des offres et en aval dans le suivi de la maintenance. Cette formule répond aux attentes des organisations qui ont un besoin ponctuel d’un spécialiste en interne pour représenter au mieux leurs intérêts dans le cadre des objectifs qu’elles définissent avec lui. Nous sommes dans une toute autre forme de conseil très fiers d’avoir gagné la confiance de cabinets d’expertise agréés par les assurances qui nous confient des missions d’expertise poussée suite à sinistre : cette reconnaissance de notre qualité de spécialiste auprès d’experts agréés vaut AUTANT pour nous que notre inscription au Registre des Métiers de l’Hérault dans lequel la spécialisation sur les électriques n’existe toujours pas.

« En conclusion… »

En date du mercredi 22 novembre 2017, notre site internet a accueilli 163539 visiteurs depuis le 14 octobre 2009.

Les vélos à assistance électrique procurent un agrément spécifique et unique à leurs utilisateurs : différent de celui du vélo traditionnel (parcequ’on est considérablement aidé) et différent de celui des deux roues à moteur thermique (sans bruit ni fumées, sans casque ni plaque d’immatriculation, sans carte verte d’assurance ET AVEC DES COUTS DE MAINTENANCE ET A L’UTILISATION TRES INFERIEURS).

C’est de notre point de vue le meilleur des moyens de locomotion dans l’Agglo pour au moins 10 mois sur 12 pour les moins courageux !

Parce-que nous avons dès 2009 choisi de nous spécialiser sur les VAE, nous nous positionnons en EXPERTS.

Laurent FOURNIER
Gérant

« En post scriptum et en aparté… »

En post scriptum et en aparté, nous émettons quelques avis argumentés sur trois sujets qui nous touchent directement. Il s’agit de trois  »coups de gueule ».

Un mot à part sur le centre ville à la dérive :

L’illustration sur ce sujet est une photo de notre vitrine vandalisée en mars et taguée tous les jours.

Dans un tout autre registre, il est devenu IMPOSSIBLE de travailler sereinement dans le centre-ville.
Pour le premier trimestre 2015 : En janvier, on nous a volé un vélo dans le magasin pendant la prise d’otages de la rue de l’Argenterie de l’autre côté de l’Ecusson. Préjudice : 2000€.
En mars, on nous a vandalisé la vitrine (nous empêchant au passage de participer à une animation commerciale avec la CCI). Préjudice  : 1100€s et la perte d’exploitation le temps de la remise en état (presque 1 mois en début de saison).

En octobre, troisième dépôt de plainte de l’année pour une tentative d’effraction qui a échoué mais appelé 2 heures de main d’oeuvre du serrurier pour la remise en état de l’extensible.
Et tous les jours les tags sur les vitrines (parfois ‘définitifs’ avec des acides qui attaquent le verre!) et les vieilles pierres et bien sûr, du verre fracassé partout.

Personne n’y peut rien, tant pis pour vous, pas de chance, vous connaissez la musique : prenez un très très très gros livre (le plus volumineux de votre bibliothèque) puis votre ticket d’attente pour le dépôt de plainte. Heureusement, la très ordinaire formalité à finalité douteuse peut aujourd’hui être réalisée en un éclair grâce à la pré-plainte en ligne. Quel bonheur ce XXIème siècle ! A quand l’appli smartphone ? Pour quoi faire et quels résultats (ou déjà  »objectifs » de résultats) ?

En l’absence de résultat, une entreprise disparaît. En l’absence de résultat, un service public devrait être dissout ou profondément réorganisé. Ça n’arrivera jamais : on y est trop occupé à « lutter  » sur le temps de travail, la pénibilité, les calendriers et programmes scolaires (qui ose encore croire que le niveau général en 2015 est meilleur qu’en 1985 ?), la refonte de l’organisation du Pôle Emploi (sic) ou de l’action des travailleurs sociaux (forcément très inefficients en regard du nombre de dossiers « traités » par agent : mission impossible) etc… en parfaite déconnexion de la base et du quotidien. On ose depuis peu parler d’absentéisme dans les services publics parce-que le problème est devenu délirant et ingérable : c’est déjà un progrès. Comme en politique, c’est sur des faits et des chiffres plus que sur le discours que l’on peut constater s’il y a progrès réel. Des élus m’ont fait part de difficultés qui sont parfois des entraves à obtenir de leurs personnels la mise en place des actions et dispositifs pour lesquels ils sont élus. Les entrepreneurs partagent ces difficultés ou entraves ou zèle avec les services publics à la différence qu’eux les financent. On commence enfin à parler des recettes de l’Etat qui baissent avec la TVA collectée (il n’y a pas que les cotisations sociales dans les vie des entreprises). A épuiser les entrepreneurs ET les élus, l’administration scie avec méthode la branche sur laquelle elle est assise.

Vitrine_solocycles_vandalisee_mars2015

Ainsi premiers préjudices financiers s’ajoutent des préjudices administratifs – un comble pour un service public qui n’assure pas sa mission – sous forme de majorations ou pénalités : comment honorer une échéance trimestrielle de TVA quand plus de trois mille euros se sont évaporés de votre prévisionnel en seulement un trimestre grâce à un service public local démissionnaire quand il n’est pas corrompu (voir plus bas). Le zèle est donc la seule réponse faite à la victime par l’administration. C’est révoltant. Concernant les cotisations sociales, on nage en plein délire : à jour de nos cotisations sur l’exercice précédent, nous avons reçu sur cet exercice un RAPPEL de cotisation dont le montant seul DÉPASSE la rémunération que nous nous sommes attribués en fin d’exercice ! Il convient aussi pour l’artisan d’ajouter les heures perdues qu’on ne compte plus en nettoyages et en démarches aussi inutiles et improductives qu’obligatoires. Au passage, tout le monde s’assoit sur le préjudice moral et éventuellement le client vous porte le coup de grâce en se plaignant – à juste titre – des délais qui s’allongent à l’atelier directement en rapport avec ces gaspillages de temps, d’énergie et d’argent (public et privé).

L’évolution du centre ville ces dernières années nous consterne. Nous l’avons quitté à titre personnel en décembre 2014 après huit ans pour retrouver le sommeil (bruit 365 nuits par an / on ne peut pas appeler le 17 toutes les nuits et pour rien parce-que ça recommence tous les soirs et largement au-delà d’une heure du matin) et moins risquer de se faire uriner sur les pieds en sortant de chez soi par un soulard « engin à la main » vous reprochant presque de l’interrompre (nous avons aussi eu le  »complet » pipi/caca/mouchoirs sous les boites à lettres).

Est-on à ce point noyés dans le virtuel qu’on ne voit plus notre environnement réellement se dégrader ? Nous sommes très tristes de devoir aussi envisager sérieusement de quitter le centre ville pour l’entreprise. Les nuisances et préjudices sont devenus trop importants et l’absence de réponse suivie d’effets (la tendance est incontestablement à une nette dégradation, chiffres à l’appui) décourage. Offres de locaux (100-150 m2) hors Ecusson, voire hors Montpellier BIENVENUES : nous sommes des locataires très paisibles, tout comme notre clientèle.
Nous comptons – à raison et heureusement – pour le moment bien davantage et concrètement sur l’initiative individuelle et le capital privé que sur les institutions et les banques qui ne relèvent plus les défis.
Nous les mettons au défi de nous faire mentir.
Le risque est très mesuré.

Un mot à part sur la politique sociale et économique locale dans le cycle :

Comme une très ordinaire entreprise artisanale française, la lourdeur des charges et de l’administratif nous dissuade dans l’immédiat de recruter. Les préjudices importants subis en nos locaux au premier trimestre 2015 vont retarder sensiblement nos projets de recrutement et de développement (les banques ne financent que le développement des entreprises qui n’ont pas besoin de financement).
Les élus locaux et nationaux (voir ‘aides’ dans notre historique) ne nous ont pas convaincus de leur volonté depuis 2009 (voir « aides à l’achat » et « IKV » sur le territoire).

Quelle crédit donner à un pacte de responsabilité proposé par un système figé et manquant ouvertement de volonté dans notre domaine d’activité depuis six ans ? Que dit-on à part « débrouillez-vous » à une entreprise signataire (qui a éventuellement fait des projets avec des personnes) à qui on annonce que la mise en place du dispositif est reculée d’un trimestre ?

Quelle confiance avoir dans des institutions qui attribuent des marchés publics sur la base de critères irréguliers  sans être gênées de vous l’écrire sur leur en-tête ?

 

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Quel ESPOIR avoir dans des institutions qui favorisent honteusement une offre d’un réseau ami qui n’a pas la compétence professionnelle (non inscrit au registre des métiers dans la spécialité)… qu’elles financent largement par ailleurs, entretenant ainsi une concurrence déloyale dont depuis SIX ANS il est AVERE (chiffres INSEE) qu’elle a DETRUIT plus d’emploi dans le cycle qu’elle n’en a CREE à Montpellier mais en revanche a fait largement profiter un petit groupe de citoyens au dessus de tout soupçon, bienfaiteurs de l’humanité et œuvrant à « l’amélioration de la condition humaine » (leurs propres mots) ? Ca continue vaillament pour l’automne 2015 où le système boucle la boucle : nous sommes sollicités par l’administrateur judiciaire en charge de la revente et scission de Winbike en 2 entreprises qui cherche à recaser un responsable de magasin et un mécanicien. Le boa politico-administratif est en train d’avaler sa queue.

Logo CCI Montpellier

Nous ne comprenons pas l’utilité d’une CCI qui pour la énième année (créativité en panne?) propose une animation commerciale de vide-grenier pour la rentrée. Même dans la Gazette, ils auraient pu lire que les vide-greniers servaient à vider les greniers des gens en remplissant leurs poches : sans rapport avec les caisses vides des commerçants. Dans cette même Gazette, ils auraient découvert que leur projet arrivait en cinquième place dans le calendrier après 4 associations de quartier (plus rapides donc que la CCI). Nous ne comprenons pas une CCI qui nous convie à une opération intitulée « Cœur de Ville en lumières » alors qu’on refuse chaque année aux 3 enseignes installées rue Fournarié des illuminations de Noël parce-que la rue « n’est pas assez importante ». Le Grand Bazar, c’est à la CCI que ça se passe : tous les jours, toute l’année. En quoi CONCRETEMENT et AU TOTAL cette CCI aide-t-elle aujourd’hui les artisans commerçants ? Les budgets et les personnels attribués à cette mission sont-ils adaptés ?

Quel ESPOIR avoir dans une formation politique locale où l’on « passe » des dizaines de milliers d’euros de factures de pizza chez le gendre de celui qui la dirige ? On critique avec application l’Afrique et l’Amérique du Sud en instaurant ou suivant méthodiquement des pratiques de républiques bananières d’un autre âge.

Quelle confiance donner au  « partenaire » banquier qui refuse de financer un développement, faute de garanties suffisantes sur un marché NOUVEAU qui se structure sur un rythme de croissance de 37% ?

Comme chez tous les vélocistes montpelliérains, on a constaté chez nous en 2014 une réduction d’effectif en même temps qu’un besoin et une volonté croissants d’embaucher à l’atelier.
En spécialistes précurseurs, nous avons aussi un rôle clé dans la formation des mécaniciens spécialistes de demain qui n’auront accès ni aux outils ni aux produits de notre quotidien dans le cadre de leurs formations traditionnelles, faute de moyens. Nous ne disposons pas des ressources financières et humaines pour assumer ce rôle à l’heure actuelle, comme nous l’expliquons aux jeunes et à leurs parents qui nous sollicitent pour des stages en les invitant à parcourir notre site et à s’adresser à leurs élus.

Le meilleur conseil que l’on puisse aujourd’hui faire à une personne en quête d’un poste dans le cycle : concentrer TOUTES ses démarches sur des départements plus accueillants pour le vélo comme l’Isère, la Haute Savoie, les Alpes Maritimes, la Haute Garonne… : ce triste conseil ponctue les réponses défavorables que nous faisons (systématiquement et avec respect) aux candidatures spontanées.

 

Un mot à part sur le Handicap :

picto_handicap_dynamiqueLe logotype du handicap évolue pour renvoyer une image plus dynamique de la personne.
C’est très heureux. Ce serait mieux encore si l’évolution des mentalités et des services suivait.
Nous avons été très encouragés par la dizaine de personnes à mobilité réduite (et leurs proches!) pour lesquelles nous avons réalisé des adaptations sur des VAE ayant radicalement augmenté leur autonomie de déplacement dans l’Agglo (en vacances ou en week-end aussi) et amélioré globalement leur situation à développer cette activité.

Le handicap nous touche directement (je n’ai qu’une jambe et mon vélo a été le premier adapté à l’atelier) mais le temps nécessaire, la lourdeur administrative de montage des dossiers et leur faible nombre, la multiplicité des contacts et structures en jeu (médecins appareilleurs, centres de rééducation et kinés, institutions, mutuelles…) nous ont découragés de nous investir dans ce projet humain.
Cela pourrait évoluer sous la tutelle de la MDPH mais celle-ci laisse déjà extrêmement perplexe sur ses capacités à apporter des réponses aussi simples que concrètes aux personnes en situation de handicap. Au passage, le terme  »reconnaissance de la situation de travailleur handicapé » serait plus heureux que le terme de  »reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé » sur les attestations qu’elle délivre.
Le handicap est tout sauf une qualité. La gestion des cartes de priorité et de stationnement, notamment dans leur renouvellement est une pure folie administrative dont personne ne semble s’inquiéter de la démesure et des coûts afférents pour la collectivité (le temps nécessaire à la personne handicapée pour effectuer ces démarches redondantes de services en services en devient humiliant : qui est au service de qui ?) : à échéance, un seul échange en deux questions entre le médecin de l’administration et son confrère médecin traitant devrait suffire (sauf naturellement si les médecins ne se font pas confiance entre eux) ! Question 1 : la personne est-elle encore en vie ? Question 2 : l’état de la personne justifiant de l’attribution des cartes et permis a-t-il évolué ? Cela peut être une éventualité heureuse pour certaines pathologies mais à ce jour, on n’a jamais vu de membre amputé (accidents, infections, diabète) ou atrophié (poliomyélite, polyarthrite rhumatoïde…) repousser ou se régénérer.
Le domaine de la mobilité réduite, parce-qu’il nécessite la mise en œuvre de moyens trop importants et complexes, n’est donc plus un axe de développement pour l’entreprise sur un territoire où l’on constate tous les jours et à toutes les heures (rue du Faubourg Boutonnet par exemple) des stationnements abusifs (pas de carte) en place bleue autant dans les rues que dans les parkings (Comédie en premier) et où la seule réponse des pouvoirs publics (qui n’ont par ailleurs pas respecté leurs engagements de mise au normes de l’espace public : dix ans de retard, il y a prescription ?) est de déplorer le manque de moyens humains pour mettre un AVP ou un policier près de chaque place bleue (vécu au commissariat : absence de volonté, résignation triviale, irrespectueuse, méprisante, raisonnement crétin).
Pour la TAM au parking Comédie, c’est plus simple : ce n’est pas un espace public (sic), il n’y a aucune volonté interne pour améliorer la situation (voyez par vous-même TOUS les vendredis et samedis soirs) et mieux : on admire du bureau un fringuant porschiste tout à fait valide (le style joueur de foot) et sans carte qui gare le dernier modèle sur la première des places bleues jouxtant le bureau vitré et ne sera inquiété ni avant ni pendant ni après alors qu’on leur signale l’abus avant même que le conducteur ne descende de son véhicule (vécu avec ma fille pré-ado, il y avait 3 personnes dans le bureau dont un agent de sécurité. C’est juste humiliant et révoltant).

A ce niveau de mépris, il n’y a plus de dialogue possible : on se referme sur soi et on s’efforce de trouver les solutions pour contenir la haine qui nous submerge. On se sent très seul, à part et différent. Le décalage est trop important entre les discours rassurants et prometteurs des plaquettes d’information et la vraie vie des personnes actives en situation de handicap. Le manque d’éducation des gens (jeunes ET MOINS JEUNES) et l’impunité CONSENSUELLE sont flagrants par rapport aux pays  »à jour » sur leurs engagements. Le tarif des amendes et la VOLONTE d’appliquer la loi avec une tolérance nulle font que les abus y sont rarissimes alors qu’en France ils y sont USUELS : c’est du vécu.

En Suisse, j’ai vu un piéton valide demander à un automobiliste valide de ne pas se garer sur une place bleue et l’automobiliste, confus, a courtoisement déplacé son véhicule sur le champ. C’est INIMAGINABLE en France où on vous toise avec votre prothèse et on vous insulte avant que vous n’ayez terminé votre première phrase en dégradant éventuellement votre véhicule quand vous avez tourné les talons (vécu devant mon domicile, plainte classée sans suite en dépit des éléments fournis et un AUTRE préjudice qui ne sera pas réparé). Le retard français dans la mobilité réduite pèse lourd sur l’ensemble de la société.

La plus pénible des épreuves du quotidien pour la personne en situation de handicap est la lutte contre le repli sur soi.